On utilise souvent, à tort, les mots « goudron », « enrobé », « asphalte » et « macadam » pour désigner le revêtement qui recouvre les trottoirs, les chemins ou les zones de stationnement. Mais, si vous remarquez, ces différentes surfaces n’ont pas exactement le même aspect. Bien évidemment, les conditions climatiques, l’usage et le temps altèrent les couches de revêtement et celles-ci ont tendance à se ressembler. Sachez alors qu’il existe des différences notables entre ces revêtements, que nous allons vous dévoiler dans cet article.

Le goudron

Le goudron est une matière très visqueuse voire solide, de couleur marron à noir. Il est obtenu par distillation de houille, qui est un charbon naturel (combustible minéral de formation sédimentaire, noir, à facette brillante, à forte teneur en carbone).

Il peut aussi être obtenu à partir de la distillation destructive de bois et de racines de pin.

Le goudron est souvent confondu avec les enrobés bitumeux. Cette confusion est due à l’invention du tarmacadam, ancêtre des revêtements routiers, qui était fabriqué à l’origine avec du goudron. Le tarmacadam est lui aussi confondu avec le macadam.

Utilisation du goudron

Le goudron est souvent utilisé dans le domaine du bâtiment, mélangé avec du bitume en tant qu’imperméabilisant de fondation et de toiture. Mais son utilisation reste très limitée, car il est considéré comme cancérigène.

L’enrobé

L’enrobé est un mélange de trois composants différents : du gravier, du sable et un liant hydrocarboné, qui est essentiellement « le bitume » de nos jours. En effet, le choix du liant déterminera le type d’enrobé. Il existe plusieurs formules possibles pour différents usages et surfaces (trottoirs, voirie, piste cyclable, terrasse…).

    • Le liant bitumeux est un dérivé du pétrole. Il est généralement de couleur noire et utilisé pour les couches de roulement. Néanmoins, il est possible d’ajouter des pigments minéraux pour obtenir d’autres teintes (bleu, rouge, brun…). Ce revêtement s’applique à chaud. Le temps nécessaire au refroidissement est environ 3 à 4 h après la pose d’enrobé. Économique et carrossable, l’enrobé bitumineux est très souvent utilisé pour les chaussées, les trottoirs et les cours privées.
    • Il y a aussi les liants naturels ou végétaux, qui ne contiennent pas de pétrole. Ils sont généralement de couleur ocre. Ces liants sont encore très peu utilisés, car très onéreux. En outre, ils ne possèdent pas les mêmes propriétés. Leur utilisation est réservée aux espaces à faible circulation (chemin, voies piétonnes, pistes cyclables…).

L’asphalte

Le revêtement d’asphalte est un mélange à chaud de bitume, de granulats d’asphalte, de filer et de sable. Il existe différentes sortes d’asphaltes :

    • Asphalte d’étanchéité qui est composé d’une couche de poudre d’asphalte pur et de bitume. Ce type d’asphalte est idéal pour l’étanchéité de toiture et la réfection des ponts.
    • Asphalte porphyre : composé de bitume, de calcaire en poudre, de sable et de gravillons, il est utilisé pour les trottoirs et dallages industriels.
    • Asphalte poncé ou grenaillé : anti-dérapant, ce type d’asphalte est adapté pour les pistes cyclables.

Le macadam

Le macadam est une technique d’empierrement des chaussées, inventée vers 1820 par l’Écossais McAdam, qui donna son nom à ce procédé. Le macadam est aujourd’hui employé, à tort, pour désigner l’enrobé des chaussées. En effet, c’est une technique de revêtement pour les routes. Sa composition ne contient aucun liant à base de goudron ou d’asphalte. Son principe est de superposer des couches successives de pierres de granulométries décroissantes : les gros éléments sont placés à la base et assurent la solidité et ensuite les pierres les plus petites pour combler les vides.

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